2 mars 2017

FACES

















FACES
COLLECTION
1970 - 1973



MUSICIENS:


Kenney Jones - drums, percussion 
Ronnie Lane - bass, vocals 
Ian McLagan - keyboards
Rod Stewart - vocals 
Ronnie Wood - guitar, vocals 
Tetsu Yamauchi - bass 
Jesse Ed Davis - guitar 



DISCOGRAPHIE :


First Step (1970)
Long Player (1971)
A Nod Is As Good As a Wink... to a Blind Horse (1971)
Ooh La La (1973)






Les quatre musiciens décident alors de se partager le chant et répètent dans le local de The Rolling Stones. Rod Stewart, le comparse de Wood au sein du Jeff Beck Group, passe en visiteur. Il vient de signer un contrat solo avec Mercury. Pourtant, même s'il trouve que la formation ne tourne pas encore parfaitement (ce qui fera tout son charme), il l'intègre en tant que chanteur, car il s'entend comme larron en foire avec ses membres.

En mai 1969, sous le nom Quiet Melon, ils donnent quelques concerts et enregistrent 4 titres avec Art Wood et Kim Gardner. Après le départ de ces derniers, ils se rebaptisent The Faces ou plus exactement Faces (le « small » qui faisait référence aux tailles des musiciens n'est plus d'actualité, car Wood et Stewart sont plus grands !) et, en juin 1969, signent avec Warner.

Ils publient l'année suivante leur premier album, First Step, qui sort aux Etats-Unis sous le nom des... Small Faces. Ce genre d'embrouille va continuer tout au long de la carrière du groupe, qui publie des albums parallèlement à ceux de Rod Stewart.



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FIRST STEP
1970


First Step, injustement crédité aux Small Faces (alors dissous depuis plus d'un an) sur la pochette d'origine (suite à une erreur de la maison de disques), voit les membres s'investir complètement dans l'écriture de leur premier album, un titre emprunté à Dylan (The Wicked Messenger) dont ils font une excellente adaptation, venant se greffer aux dix autres morceaux






Wicked Messenger 
Devotion
Shake, Shudder, Shiver
Stone 
Around the Plynth 
Flying 
Pineapple and the Monkey
Nobody Knows
Looking Out the Window 
Three Button Hand Me Down 










 faces



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LONG PLAYER
1971


Second album des Faces, Long Player est sorti en 1971. Sous sa pochette assez moche se cache un disque remarquable, le meilleur du groupe. Le premier album du groupe (First Step) n'avait pas vraiment réussi à convaincre que le groupe pouvait assurer. Long Player, lui, a totalement changé la donne. Les musiciens y sont en grande forme, Rod Stewart chante comme jamais 







Bad 'N' Ruin
Tell Everyone 
Sweet Lady Mary
Richmond 
Maybe I'm Amazed 
Had Me a Real Good Time
On the Beach 
I Feel So Good 
Jerusalem 







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A NOD IS AS GOOD AS A WINK... TO A BLIND  HORSE 
1971




Un riff cradingue de Ron Wood, un hurlement lointain de Rod Stewart , et la section rythmique qui déboule à fond la caisse : " Miss Judy's farm" plante le décor comme "Bad N' Ruin" plantait celui du précédent album : du Rock brut joué sans fioriture par ces petits mods agités , gueulards , débraillés mais tellement attachants.






Miss Judy's Farm 
You're So Rude 
Love Lives Here 
Last Orders Please
Stay With Me
Debris
Memphis
Too Bad 
That's All You Need







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OOH LA LA
1973


Si le précédent disque des Trognes ("A nod...") est certainement leur sommet discographique, "Ooh La La" n'est pas du tout l'anti-climax que certains prétendent. D'abord, parce que cet album regroupe certains des morceaux les plus enthousiasmants du gang des 5: Borstal Boys (sa sirène et sa batterie néanderthalienne!), Sillicone Grown (l'hymne absolu aux poitrines Xtra larges!), Cindy Incidentally (un tempo moyen pas très éloigné des réalisations de Stewart sur "Every Picture" et "Never a Dull Moment"), Glad And Sorry (l'une des meilleures balades de Ronnie Lane avec "Debris") et aussi, Ooh La La, le morceau folk brinquebalant, que Ronnie Wood chante avec une conviction attendrissante.
Et le reste du répertoire ne démérite pas, hormis peut-être l'instrumental Fly In The Ointment, qui ne fait guère avancer le schmilblick.






Silicone Grown 
Cindy Incidentally
Flags and Banners 
My Fault 
Borstal Boys 
Fly in the Ointment 
If I'm On the Late Side 
Glad and Sorry
Just Another Honky 
Ooh La La 







 /FACES

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Ronnie Lane sent que Rod Stewart s'approprie peu à peu le groupe, au détriment des autres musiciens : il regrette notamment de ne pas avoir davantage l'occasion de chanter les titres qu'il compose. Il quitte le groupe en 1973 pour fonder Slim Chance. Pour le remplacer, Rod Stewart fait appel au bassiste japonais Tetsu Yamauchi, ex-Free. Le groupe enchaîne alors concert sur concert, mais l'album live Coast to Coast: Overture and Beginners, paru en 1974, est sévèrement critiqué.
Les Faces enregistrent encore quelques titres ensemble, mais la flamme n'y est plus. Ron Wood part tourner avec les Rolling Stones en 1975, et le groupe se sépare en décembre de la même année.



Cette Chronique a pour référence les Blogs suivants:

Wikipédia
rock6070.e-monsite fr.
Rock Fever fr.
STUCK IN THE PAST!










10 février 2017

BAD COMPANY

















BAD COMPANY
COLLECTION 
1974 - 1979



MUSICIENS :

Paul Rogers – Lead Vocals, Guitars, Piano (ex-Free)
Mick Ralphs – Guitars, Keyboards (ex-Mott The Hoople)
Boz Burrell – Bass (ex-King Crimson)
Simon Kirke – Drums (ex-Free)


DISCOGRAPHIE :

Bad Company (1974) 
Straight Shooter (1975) 
Run With the Pack (1976) 
Burnin' Sky (1977) 
Desolation Angels (1979) 
Rough Diamonds (1982) 
Fame and Fortune (1986) 
Dangerous Age (1988) 
Holy Water (1990) 
Stories Told & Untold (1996) 



Quand Free splitte honteusement en 1973, Paul Rodgers (chant)et Simon Kirke (batterie) décident de continuer à faire de la musique ensemble. Ils sont vite rejoint par un ex Mott The Hoople, Mick Ralphs, et un ex King Crimson, Boz Burrell, à la basse. Vu la notoriété des musiciens à cette époque, Bad Company a vite été désigné comme un super groupe.
Premier combo à être signé sur Swan Song, label des membres de Led Zeppelin, il sort son premier album en 1974, un hard rock relativement soft et bluesy, mais bien ficelé. Le public ne s'y trompera pas et portera Bad Co aux sommets sur les trois premiers opus, tous trois certifiés platine (Straight Shooter en 1975 et Run With The Pack en 1976).


BAD CO






BAD COMPANY
1974


L'album auto-produit sort en Juin 1974 et comprend huit chansons qui définissent clairement l'identité du groupe : du rock épuré et vigoureux, brut et spontané, typiquement british mais puisant ses influences dans le blues et la musique noire.
-"Nous étions influencés par Jimi Hendrix, Cream et jusqu'à un certain degré, les Beatles,"- dira plus tard Paul Rodgers.
Dès les premières notes de "Can't Get Enough" et le "One, Two, Three" de Paul Rodgers, la frappe sèche de Simon Kirke attaque d'entrée de jeu et la guitare accrocheuse de Mick Ralphs annoncent la couleur : un super-groupe vient de naître ! Chanté magistralement par Paul sur un tempo d'acier du forgeron Kirke, ce titre écrit par Mick Ralphs restera à jamais la pièce maitresse du groupe.



01. Can't Get Enough
02. Rock Steady
03. Ready For Love
04. Don't Let Me Down 
05. Bad Company
06. The Way I Choose
07. Movin' On
08. Seagull





 bad company




bad company

 BAD COMPANY

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STRAIGHT SHOOTER
1975



Comment enchainer sur le succès d'un premier album aussi énorme que Bad Co ? Visiblement Paul Rodgers et ses bons compagnons ont trouvé la réponse. Tout simplement enregistrer un aussi bon disque.
Straight Shooter est même intrinséquement supérieur à Bad Co, le groupe a eu plus de temps pour enregistrer dans le cadre superbe du Gloucestershire Castle, les musiciens se connaissent mieux, ils savent que leur style rencontre l'adhésion du public.





1. Good Lovin' Gone Bad
2. Feel Like Makin' Love
3. Weep No More
4. Shooting Star
5. Deal With The Preacher
6. Wild Fire Woman
7. Anna
8. Call Me







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RUN WITH THE PACK
1976



Sur le même schéma que les deux premiers LP, Run With The Pack présente un répertoire pratiquant l'alternance entre du bon rock de camionneur et de la ballade soft. Il n'y a donc aucune surprise à en attendre, ni n'a aucune nouveauté ou originalité à faire valoir. L'album a du poil aux pattes et montre, avec simplicité, ce qu'efficacité veut dire. Ce genre de produit bien burné ne laisse pas les experts insensibles ; les critiques lui reconnaissent de la maturité, de la subtilité et de la profondeur, lui accordent même un abus de facilité par intermittence. 




1. Live For The Music
2. Simple Man
3. Honey Child
4. Love Me Somebody
5. Run With The Pack
6. Silver, Blue & Gold
7. Young Blood
8. Do Right By Your Woman
9. Sweet Lil' Sister
10. Fade Away










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BURNIN' SKY
1977



Bad Company n'a pas la rancune tenace à l'égard de la France. Hué lors d'un passage à Orange en août 1975, il revient à Grasse, l'année suivante, enregistrer Run With The Pack et prend la direction des studios du Château d'Hérouville, pour réaliser son quatrième album, Burnin' Sky (1977). Pas le meilleur que le groupe ait fait. La faute à un corps faiblard en comparaison des travaux précédents. A vouloir être trop simple et à privilégier les mid tempo... Ce qui n'exclut pas du blues rock de la meilleure veine, lourd, épais, robuste, mais par petites touches seulement. Burnin' Sky, la chanson titre appartient à cette caste de qualité et aurait pu figurer dignement sur la référence Bad & Co. Leaving You, Man Needs Woman, Everything I Need, Masters Of Ceremony (un final à la Doors) sont les autres pièces représentatives d'un album gravitant autour du chant de Rodgers et de la guitare de Mick Ralphs. La nouveauté vient de l'apport des cuivres et de la flûte de Mel Collins sur les parties dites douces (Jean Claude)




1. Burnin' Sky
2. Morning Sun
3. Leaving You
4. Like Water
5. Knapsack
6. Everything I Need
7. Heartbeat
8. Peace Of Mind
9. Passing Time
10. Too Bad
11. Man Needs Woman
12. Master Of Ceremony










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DESOLATION ANGELS
1979



 Ils étaient partis avant le punk et le disco, ils reviennent après la tourmente, et sont toujours pareils, dans la suite directe de leurs précédents albums. Seule concession aux modes,
"Rhythm machine" emprunte le classique rythme disco et sa basse canonique, ce sera sans doute le "Miss you" ou le "One chain" de Bad Co. Pour le reste, l'on a l'impression que le groupe est hors du temps, qu'il n'évolue même pas suivant une ligne personnelle, d'où le contraste saisissant que crée "Desolation Angels" avec l'environnement musical actuel. Et alors qu'on pourrait croire que le groupe va faire dépassé et vieillot, son absence quasi totale d'opportunisme fait qu'il garde intactes sa vigueur et sa magie. Car c'est un groupe magique, comme Dire Straits, il joue une musique simple et directe, même si elle n'est pas ordinaire, et parvient à la faire sonner avec une richesse, une profondeur que les groupes les plus sophistiqués du rock, genre Eagles ou Foreigner, n'atteignent même pas. Précis, net, efficace, Bad Co gagne encore la partie.
Il faut se retirer de la tête que Bad Co est un groupe de hard rock. Il est plutôt à affilier à ces groupes américains qui produisent un rock propre et félin, genre Foreigner. (CHRONIQUE DE HERVE PICART MAGAZINE BEST AVRIL 1979 N° 129 Page 78)




1. Rock'n'roll Fantasy
2. Crazy Circles
3. Gone, Gone, Gone
4. Evil Wind
5. Early In The Morning
6. Lonely For Your Love
7. Oh, Atlanta
8. Take The Time
9. Rhythm Machine
10. She Brings Me Love












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Le groupe fait  une pause de 3 ans avant la parution de Rough Diamonds qui est le dernier album dans la configuration originale du groupe, puisque le chanteur Paul Rodgers quitte. À la suite de son départ, Paul forme le groupe The Firm en 1985, avec le guitariste Jimmy Page de Led Zeppelin, Tony Franklin à la basse et aux claviers ainsi que l'ex-batteur de Manfred Mann's Earth Band, Chris Slade. Ils publieront deux albums, The Firm en 1985 et Mean Business en 1986 avant de se dissoudre. Puis en 1991, il monte le groupe The Law avec l'ex-batteur des Small Faces et The Faces Kenney Jones, avec les guitaristes Jim Barber et John Staehely ainsi que le bassiste Pino Palladino. Ils produisent un album ''Laying down the law'' mais les ventes décevantes entrainent la dissolution rapide du groupe à peine un an plus tard.

En 1986 Ralphs et Kirke ressuscitent le groupe et embauchent Brian Howe, l'ancien chanteur de Ted Nugent, pour remplacer Rodgers. Le premier essai, Fame & Fortune, est un fiasco commercial, mais leur deuxième album, Dangerous Age (1988), connaît un peu plus de succès. En 1990, Holy Water fait encore mieux et la ballade If You Needed Somebody entre au Top 20. L'album Here Comes Trouble, sorti en 1992, devient disque de platine et entre au Top 40 avec la chanson How About That.

Pour son vingtième anniversaire, Bad Company s'agrandit avec l'arrivée de Rick Wills à la basse et de Dave Colwell à la guitare rythmique, on retrouva ce dernier sur l'album Back on track de Humble Pie en 2002, et ils sortent un album live, What You Hear Is What You Get: The Best of Bad Company. Suivent 2 albums : en 1995 The Company of Strangers et en 1996 Stories Told and Untold.

En 1998, la formation initiale se retrouve pour sortir The Original Bad Company Anthology.

Le groupe s'est temporairement reformé en 2010, pour une tournée commune avec Aerosmith, avec le retour de Paul Rodgers au chant. Le bassiste du groupe, Raymond Boz Burrell, est décédé le 21 septembre 2006 à la suite d'une attaque cardiaque en Espagne à l'âge de 60 ans.




Cette Chronique a été faite avec pour référence les Blogs suivants:

Wikipedia
Forces Paralleles
Le Deblocnot'
Classic Rock Review
Rock6070
Festival d'Orange 75